Candidats à l'élection présidentielle : qui sont les prétendants avec 500 parrainages ?

Candidats à l'élection présidentielle : qui sont les prétendants avec 500 parrainages ? CANDIDATS PRESIDENTIELLE. Il ne reste plus que quelques heures pour les prétendants à l'Élysée pour recueillir les 500 parrainages nécessaires. À 18 heures, le Conseil constitutionnel clôture le dépôt des signatures d'élus. Qui a obtenu suffisamment de parrainages et qui sera privé d'élection présidentielle ? On fait le point.

[Mis à jour le 4 mars 2022 à 13h09] Les candidats à la présidentielle ont jusqu'à ce vendredi, 18 heures, pour déposer leurs 500 parrainages devant le Conseil constitutionnel, condition sine qua none pour valider leur participation à l'élection. Avec 439 parrainages au compteur, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anti-capitaliste, n'est pas encore assuré d'être sur la ligne de départ de l'élection présidentielle le 10 avril prochain. Lors de la dernière actualisation du Conseil constitutionnel, onze prétendants sont déjà assurés des 500 signatures. 

Alors que la course aux parrainages touche à sa fin pour les candidats à la présidentielle, ils ont encore une poignée d'heures pour convaincre quelques-uns des 42 000 maires et conseillers en mesure de parrainer quelqu'un à l'élection. Le Conseil constitutionnel qui reçoit et valide chaque signature accepte les bulletins jusqu'au 4 mars à 18 heures. Plusieurs candidats remettent en cause le système de parrainages qui peut réserver quelques difficultés mais les 500 parrainages sont l'une des conditions obligatoires à remplir par les candidats pour se soumettre le 10 avril prochain au choix des électeurs français. La déclaration de situation patrimoniale et déclaration d'intérêts et d'activités est la deuxième condition et est elle aussi contrôlée par le Conseil constitutionnel.

A moins de dix jours de l'échéance, une quarantaine de candidats sont encore sur la ligne de départ. La liste définitive des candidats à l'élection présidentielle 2022 sera officialisée le lundi 7 mars par le Conseil constitutionnel et publiée au Journal officiel le lendemain. En attendant, pour tenir compte de l'avancée de chaque candidat, l'institution réalise deux points d'étape, tous les mardis et jeudis, et publie les parrainages validés sur son site internet. Combien de soutiens ont été enregistrés par chacun des candidats ? Dans quels départements Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Eric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et les autres trouvent le plus de signatures ? Qui, votre élu local, a-t-il parrainé l'un des candidats ? Linternaute fait le point, cartes à l'appui.

Qui sont les candidats encore pressentis à l'élection présidentielle ?

Emmanuel Macron (La République en Marche) : le chef de l'Etat n'a jamais indiqué qu'il se contenterait d'un seul mandat, ses proches ont même été sensibilisés à la manière de préparer le terrain pour lancer une nouvelle campagne pour 2022. Depuis plusieurs mois les signaux se multiplient allant dans le sens d'une candidature qu'Emmanuel Macron aimerait sans doute voir aboutir comme un nouveau duel face à l'extrême droite. Au printemps 2021, un "concours d'anecdotes" avec deux Youtubeurs renommés depuis l'Elysée et une longue interview au magazine Zadig ont été interprétées comme une manière de lancer sa pré-campagne.  Même s'il n'est pas candidat, le chef de l'Etat peut, comme chacun, recevoir des parrainages.

 

Après avoir recueilli les 500 signatures d'élus sans grande difficulté, Emmanuel Macron est devenu officiellement candidat à l'élection présidentielle, jeudi 3 mars. Si l'implantation locale de La République en Marche n'a pas fonctionné durant son quinquennat, le chef de l'Etat s'est appuyé sur une partie du Parlement mais aussi divers conseillers dans les collectivités.

Qui sont les candidats de gauche à la présidentielle ?

Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) : son souhait d'être candidat a été formulé dès la fin de l'année 2020, réalisé après avoir passé la barrière 150 000 signatures citoyennes qu'il s'était lui même fixée pour concourir. Il a réitéré ses velléités le 1er juillet, se disant "le rocher dans le paysage" politique, et lançant une campagne dite d'"union populaire". S'il obtient désormais les parrainages d'élus, il est très vraisemblable que le leader de LFI, qui incarne depuis l'affaissement du Parti socialiste une alternative à gauche, plus contestataire, soit à nouveau candidat à l'Elysée. Jean-Luc Mélenchon a participé par deux fois à l'élection présidentielle, obtenant 19,58% des voix au premier tour en 2017, arrivant juste derrière François Fillon.

Après avoir fustigé, à l'image d'Eric Zemmour et Marine Le Pen, la transparence des parrainages et évoqué à maintes reprises ses difficultés pour en récolter, Jean-Luc Mélenchon a validé 500 signatures à une semaines du dépôt officiel des candidatures.

 

Christiane Taubira (Divers gauche) : l'ancienne ministre de la Justice et figure de la gauche humaniste revient sur le devant de la scène politique. Après avoir été spectatrice et appelé les candidats de gauche à l'union, Christiane Taubira qui envisageait de participer à l'élection présidentielle a officialisé sa candidature en janvier 2022 et a remporté la Primaire populaire le 30 janvier.

Candidate supplémentaire dans une gauche morcelée, Christiane Taubira part elle aussi en quête de ses parrainages, portée par sa victoire à la Primaire populaire. Des élus ont déjà annoncé donner leur soutien au vainqueur de ce processus, dont le maire de Marseille, Benoît Payan. Cependant, le Parti radical de gauche, formation historique de l'ex-garde de Sceaux, s'est "mis en retrait" de sa campagne.

 

Anne Hidalgo (Parti socialiste) : la maire de Paris est candidate à l'élection présidentielle, soutenue par l'appareil du parti, qui a toutefois organisé une consultation de militants, mi-octobre. L'élue souhaite porter "un projet qui rassemble autour des valeurs de la République", s'inscrivant dans une gauche "humaniste, républicaine et écologiste".

Malgré de très faibles intentions de vote, la tâche n'a pas été très compliquée pour Anne Hidalgo. Investie par un parti qui compte encore bon nombre d'élus dans les diverses institutions de la République, la maire de Paris a déjà obtenu le nombre de signatures nécessaires.

 

Philippe Mazuel (PACE) : après avoir tenté sa chance en 2017 via la primaire citoyenne, cet ancien maire-adjoint d'Abbeville (Somme) est à la tête du Parti des citoyennes européens (PACE), un mouvement pro-européen de centre-gauche. Nombre de parrainages reçus au 22 février 2022 : 1

Qui sont les candidats écologistes à la présidentielle ?

Yannick Jadot (Europe Ecologie - Les Verts) : l'éphémère candidat à la présidentielle de 2017, qui se rangea alors derrière Benoît Hamon, a annoncé le 30 juin qu'il se portait candidat à la présidentielle, via la primaire EELV de septembre. Tête de liste arrivée troisième aux européennes de 2019, il a été investi par le vote organisé par les écologistes, en septembre, pour sortir du nucléaire, investir dans le bio, mettre en place le septennat ou encore créer un revenu citoyen.

L'objectif aurait déjà été atteint selon entourage. Début janvier, des proches de Yannick Jadot ont fait savoir que le candidat EELV avait d'ores et déjà recueilli 500 promesses de signatures. Elles devraient se transformer en soutiens officiels au regard du nombre d'élus que compte désormais le parti, à la suite, entre autres, de ses victoires aux Municipales.

 

Hélène Thouy (Parti animaliste) : le 1er juillet, la co-présidente du Parti animaliste a fait savoir qu'elle briguait le mandat de la présidence de la République. Avocate défendant notamment L214, elle veut mettre fin à l'élevage intensif en cinq ans. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 124

Antoine Waechter (Mouvement écologiste indépendant) : après ne pas avoir reçu assez de parrainages en 2017, l'écologiste repart en campagne pour tenter de se présenter devant les Français, comme en 1988 où il avait recueilli 3,78 % des suffrages. A 72 ans, l'ancien conseiller régional d'Alsace veut, avec le Mouvement écologiste indépendant (MEI), notamment maintenir le nucléaire avec des "petits réacteurs", arrêter le déploiement de parcs éoliens, revenir au septennat ou encore mettre en place le RIC. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 7

Jean-Marc Governatori (Cap écologie) : défait à la primaire écologiste à laquelle il n'avait recueilli que 2,35% des suffrages, cet élu local de Nice (Alpes-Maritimes) se lance tout de même dans l'aventure élyséenne, fustigeant  "la désunion incroyable de la gauche ", et taclant Yannick Jadot et EELV "qui plombent l'écologie politique". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0

Qui sont les candidats d'extrême-gauche à la présidentielle ?

Fabien Roussel (Parti communiste) : secrétaire national du PCF depuis 2018,  il devrait vivre son baptême du feu au printemps 2022. Alors que le PCF n'avait pas présenté de candidat en 2017, se rangeant derrière Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel a déjà été investi en mai 2021 par son parti. Il a bâti un programme à l'issue d'une consultation publique lancée en septembre 2019. Il a récolté plus de 500 parrainages.

 

Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) : il avait fait forte impression durant la campagne en 2017, notamment lors du débat du premier tour, n'hésitant pas à lancer de nombreuses piques contre François Fillon, Marine Le Pen ou Emmanuel Macron. L'ancien candidat à l'Elysée, qui s'était aussi présenté en 2012, a été désigné par le NPA pour porter les couleurs du mouvement en 2022.

 

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : candidate de Lutte ouvrière depuis le départ d'Arlette Laguiller (0,64% des voix en 2017), Nathalie Arthaud rempile pour la présidentielle de 2022. La porte-parole du parti d'extrême gauche en est à sa troisième course à l'Elysée pour incarner le "courant communiste révolutionnaire". Après avoir obtenu l'aval de LO lors du 50e congrès du parti en décembre 2020, Nathalie Arthaud a obtenu ses 500 parrainages.

 

Anasse Kazib (Indépendant) : figure de la grève des cheminots en 2018 puis des manifestations contre la réforme des retraites, il se présente avec le soutien du mouvement d'extrême-gauche "Révolution permanente". Cet employé de la SNCF, habitué du micro dans "Les grandes gueules" sur RMC, veut, à 34 ans, mener plusieurs combats prioritaires : un emploi et un salaire pour tous, orienter l'économie vers les besoins de la population et l'environnement, engager un plan d'urgence pour l'hôpital public avec une levée des brevets pour les vaccins, lutter contre toutes les discriminations, abolir la Ve République et annuler les traités européens. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 149

Qui sont les candidats de droite à la présidentielle ?

Malgré des difficultés pour s'organiser, le Congrès des Républicains est parvenu à désigner un unique candidat de la droite pour l'élection présidentielle de 2022.

Valérie Pécresse (Les Républicains) : la présidente du parti Libres! est sortie victorieuse de la primaire de la droite organisée au sein du parti Les Républicains. "Restaurer la fierté française", c'est ce que la présidente de la région Île-de-France promet à travers un programme allant de l'école, où le nombre d'heures de français et mathématique doit augmenter, à la volonté de "remettre de l'ordre", en passant par une augmentation de 10% nets des salaires.

Candidate pour la première fois à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse n'a rencontré aucune difficulté pour recueillir le nombre minimum de parrainages. Son aura dû à sa qualité d'ancienne ministre mais aussi de présidente de la région Île-de-France, accolée à une formation politique historique (Les Républicains) qui compte des milliers d'élus partout dans le pays, lui a permis de franchir sans encombre cette étape.

 

Stéphane Tauthui (Divers droite): à 42 ans, cet élu d'opposition à Malakoff (Hauts-de-Seine) veut rendre les transports gratuits, mettre les TPE et PME au centre du débat ou encore élargir le droit de vote dès 16 ans. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0

Qui sont les candidats d'extrême droite et de la droite souverainiste à la présidentielle ?

Marine Le Pen (Rassemblement national) : la présidente du Rassemblement national avait fait savoir dès le 16 janvier 2020 que sa "décision était prise" : le Congrès du RN, qui s'est tenu en juillet 2021, lui a permis de confirmer ses ambitions. Marine Le Pen est donc officiellement candidate à sa troisième présidentielle et sa qualification au second tour est souvent présentée comme très probable par les enquêtes sondagières. Comme son père, elle milite pour inscrire la préférence nationale dans la Constitution. Elle promeut la retraite à 60 ans ainsi qu'une "évolution de la fiscalité sur les donations et successions".

Comme Eric Zemmour, Marine Le Pen est très critique à l'égard des règles en vigueur concernant la transparence des parrainages. La candidate du Rassemblement national avait cependant recueilli 627 signatures d'élus en 2017, avant d'accéder au second tour. Elle sera également présente à l'élection présidentielle cette année après avoir reçu le nombre de parrainages suffisants.

 

Eric Zemmour (Reconquête !) : il s'est imposé dans le paysage médiatique et politique en quelques semaines seulement. De chroniqueur très écouté sur CNews, Eric Zemmour est passé à candidat à la présidentielle. Le polémiste l'a officialisé dans une vidéo diffusée sur Youtube le 30 novembre 2021.

Novice en politique, candidat à l'élection présidentielle en dehors de tout parti politique historique et traditionnel, Éric Zemmour répète à l'envi depuis plusieurs semaines qu'il rencontre des difficultés à recueillir des parrainages auprès des élus. Le fondateur de Reconquête a reçu les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle. 

 

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : pour le président de Debout la France, l'élection présidentielle constitue un rendez-vous incontournable, puisque son parti, qui ne dispose de presque aucun élu dans l'Hexagone, est construit pour les élections nationales. Après avoir obtenu 4,70% des suffrages en 2017, il s'était allié à Marine Le Pen au second tour. Pour ce nouveau scrutin, il souhaite "rétablir l'ordre, relocaliser des productions, reconstruire nos services publics", mais également "renégocier les traités européens". Le candidat souverainiste dispose des 500 parrainages.

 

François Asselineau (Union populaire républicaine) : souverainiste et partisan du "Frexit", François Asselineau a participé à la présidentielle de 2017 à l'issue de laquelle il a obtenu 0,92% des voix. Il est candidat à la présidentielle de 2022 de longue date puisqu'il a annoncé son intention d'être candidat dès le mois d'avril 2019, sur France 2, toujours principalement décidé à sortir la France de l'Union européenne.

 

Antoine Martinez (Volontaires pour la France) : de général dans l'armée à candidat à la présidentielle. Co-signataire de la "tribune des généraux" dénonçant un "délitement" de la France, le président des Volontaires pour la France veut interdire le hidjab, milite pour la déchéance de nationalité ou encore la préférence nationale pour les prestations sociales. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 13

Qui sont les autres candidats à la présidentielle ?

Jean Lassalle (Résistons) : déjà candidat en solitaire en 2017 (1,21% au premier tour), l'ancien compagnon de route de François Bayrou, réputé pour ses sorties décalées à l'Assemblée et dans les médias s'est aussi prononcé pour 2022. Candidat affirmé de la ruralité, Jean Lassalle dit cette fois vouloir incarner la "joie", malgré la crise. Nombre de parrainages reçus au 17 février 2022 : plus de 500, il est donc officiellement dans la course.

 
  • Nagib Azergui (Union des démocrates musulmans français) : fondateur de l'UDMF, il veut porter la voix des musulmans de France lors de l'élection face au "climat islamophobe inquiétant en France". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Corinne Bekaert (Osons la différence) : cette Nordiste, cheffe d'entreprise, veut "redonner un sens positif et constructif à la France" et propose un programme participatif auquel chacun peut contribuer dans lequel "le bon sens paysan doit être la priorité". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 5
  • Yvan Benedetti (Indépendant) : figure de l'ultra-droite, relaxé fin janvier pour des propos négationnistes, cet ancien du FN se présente pour "rend[re] la France à son peuple, l'Europe à sa race et la Chrétienté à son Dieu". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Marie Cau (Indépendante) : elle est la première maire transgenre de France. Née homme en 1965, Marie Cau dirige la commune de Tilloy-lez-Marchiennes depuis mars 2020. L'élue avait indiqué à La Voix du Nord vouloir "rassembler les Français autour des valeurs de bienveillance, d'écoute et de respect mutuel, à l'heure où tout n'est que haine, peur et colère". Elle est âgée de 55 ans. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 7
  • Eric Drouet (Indépendant) : ancienne figure des Gilets jaunes, Eric Drouet s'est déclaré candidat en octobre 2020. Ce chauffeur-routier de 35 ans veut lui aussi instaurer le RIC, donner plus de pouvoir au peuple dans les décisions ou encore baisser le salaire des élus, comme il l'avait évoqué dans l'émission "Pas de quartier". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Clara Egger (Espoir RIC) : à 33 ans, cette enseignante-chercheuse en relations internationales à l'université de Groningen, aux Pays-Bas, porte le projet d'inscrire dans la Constitution de le Référendum d'initiative populaire. Le RIC se déclinerait ensuite sur toutes les thématiques de société. Elle est soutenue par le mouvement Espoir RIC 2022. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 37
  • Philippe Furlan (Indépendant) : c'est depuis une cité thermale qu'il entend mener campagne. Installé à Salins-les-Bains (Jura), Philippe Furlan s'est lancé dans la course à l'Elysée le 10 octobre 2021. A 58 ans, il veut être le président "du référendum d'initiative citoyenne, du numérique, de l'innovation, des aidés et des aidants, de la jeunesse, de l'écologie et du bien-être. Je serai le président des pauvres et des riches, des jeunes et des moins jeunes, des oubliés, des blouses blanches, des gilets jaunes, des bonnets rouges et de toutes les couleurs". Pour se faire connaître, il mise sur les réseaux sociaux à travers diverses vidéos. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Fabrice Grimal (Concorde citoyenne) : soutenu par La Concorde citoyenne 2022, cet entrepreneur dans l'événementiel, natif de Seine-et-Marne, se dit "convaincu que la France doit retrouver d'urgence sa souveraineté politique, économique et monétaire", ajoutant par ailleurs "que le temps est venu pour les citoyens français de reconquérir leur démocratie". Le jeune quadra était un habitué des cortèges de gilets jaunes. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Fadi Kassem (Pôle de renaissance communiste en France) : secrétaire national du PRCF, il milite pour un "frexit progressif" pour "reconquérir la souveraineté nationale", ambition centrale de son "alternative rouge et tricolore". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Gaspard Koenig (Simple) : le philosophe a annoncé sa candidature le 11 janvier 2022 sur France 2, détaillant un projet pour mettre fin à la "folie normative" et instaurer la "simplification" administrative pour donner davantage d'autonomie aux collectivités. Il propose également un revenu universel sans condition dès 18 ans. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 91
  • Georges Kuzmanovic (République souveraine) : d'ancien porte-parole de Jean-Luc Mélenchon à la "République souveraine". C'est le parti qu'a fondé et que préside depuis 2019 ce désormais ex-cadre de chez Ubisoft (il a été licencié le 19 octobre 2021). Après l'humanitaire au Rwanda, au Mali et même en France, il se lance aux côtés du candidat de gauche en 2008 avant d'en être écarté dix ans plus tard, après avoir estime nécessaire un "assèchement des flux migratoires". Lorsqu'il s'est déclaré début septembre 2021, Georges Kuzmanovic a expliqué vouloir "défendre la souveraineté nationale et populaire, le retour de la démocratie, le respect des référendums, la réindustrialisation, le protectionnisme, la planification économique, la sécurité". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 46
  • Luc Laforets (Une perspective - la 6e république) : candidat âgé de 61 ans, son programme consiste uniquement en la révision de la Constitution afin d'instaurer une sixième République en France et est accompagné par le mouvement "Une perspective – la 6eme République". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Alexandre Langlois (Refondation 2022) : policier, syndicaliste, candidat LFI aux législatives de 2017 dans les Yvelines, Alexandre Langlois est conseiller municipal à Malansac (Morbihan). Sous le coup d'une rupture conventionnelle de son contrat de travail, le secrétaire général du syndicat VIGI-MI propose "une consultation régulière des citoyens par référendum" et souhaite "restaurer les services publics", comme Ouest-France s'en est fait l'écho. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Gilles Lazzarini (P5) : informaticien de formation, passé par chez IBM, l'homme d'affaires de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) se présente sous la bannière du P5 : le Parti politique pour la paix et la protection de la planète. Fondateur d'une association de défense de l'environnement (OMPE), il avait candidaté pour être ministre de la Transition écologique, à la suite de la démission de Nicolas Hulot. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Stéphanie Rivoal (Agissons) : ex-ambassadrice en Ouganda et ancienne présidente d'Action contre la faim, elle se dit déçue par Emmanuel Macron et a co-construit un programme avec une centaine de citoyens. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 2
  • Martin Rocca (Constituante 2022) : "Je ne veux pas devenir Président". Candidat, sans vouloir accéder à la fonction suprême. A 21 ans, l'étudiant en histoire et philosophie parcourt la France pour "rencontrer des maires. Mon but, c'est atteindre le premier tour pour représenter ceux qui en ont ras-le-bol de la cinquième République", avait-il confié à Ouest-France. Il se dit porté sur la révision de la Constitution pour redéfinir le rôle des institutions et placer l'écologie au centre des préoccupations. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 9
  • Rafik Smati (Objectif France) : ce chef d'entreprise fondateur d'Objectif France veut "assurer l'ordre à l'intérieur de sa frontière, maîtriser ses flux migratoires, et se défendre à l'extérieur de ses frontières" et centre son projet autour de la "fraternité". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 9
  • Serge Tinland (Indépendant) : candidat pour la deuxième fois, il cingle des gouvernements "voleurs des libertés, des voleurs des finances publiques, des voleurs d'espoirs, de vies et des voleurs de notre si belle constitution" et propose une "une gouvernance participative libre et autonome". Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0
  • Gildas Vieira (La France autrement) : les sénatoriales, les municipales, les régionales et désormais la présidentielle. Gildas Vieira veut "changer le visage de la France", lui aussi en révisant la Constitution, promouvant la mise en place "des assemblées territoriales citoyennes". Elu local à Blois (Loir-et-Cher), il parle, à 47 ans, d'une sixième République qu'il veut soumettre au référendum une fois l'élection passée. S'il accède à l'Elysée. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 2
  • Stéphane Wendlinger (Indépendant) : à 53 ans, ce candidat venu d'Ardèche veut porter son projet devant les Français en dehors des appareils politiques. Professeur de mathématiques au lycée de Saint-Vallier, il milite pour une meilleure répartition des richesses et veut encadrer le libéralisme. Ancien élu local, il s'est présenté deux fois aux élections législatives en Ardèche (1997, 2002). Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 1
  • Clément Wittmann (Indépendant) : âgé de 60 ans, ce diplômé en agroécologie et en charpente bois, il est un "objecteur de croissance" qui propos de multiplier par trois le prix du carburant, de sortir du nucléaire, de mettre en place une taxe sur les animaux de compagnie, de supprimer la publicité ou encore d'instaurer un revenu maximum. Nombre de parrainages reçus au 3 mars 2022 : 0

Quels candidats à la présidentielle ont jeté l'éponge ?

  • Arnaud Montebourg (Divers gauche) : l'ancien ministre de l'Economie et du "redressement productif" était candidat à l'élection présidentielle, hors de tout parti politique. Il entendait incarner une candidature "de gauche", tout en considérant que ses positions, notamment sur la nécessité de réindustrialiser le pays et de consacrer un quinquennat à la France rurale et des périphéries, étaient transpartisanes. Englué à 2% d'intentions de vote, il a jeté l'éponge sans donner de consigne de vote.
  • Gérard Filoche (Gauche démocratique et sociale) : le cofondateur de SOS Racisme a participé à la primaire populaire. A 75 ans, cet ancien militant communiste, devenu trotskiste puis socialiste s'est présenté à ce scrutin qui vise à désigner un candidat "dont la priorité sera l'urgence climatique". Mais il n'a pas reçu assez de soutiens.
  • Eric Piolle (EELV) et Delphine Batho (Génération écologie) ont été éliminés au premier tour de la primaire des écologistes. Présente au second tour, Sandrine Rousseau (EELV) a été battue par Yannick Jadot au second tour.
  • Prétendants à l'investiture de la Primaire populaire, Anna Agueb-PorterieCharlotte Marchandise et Pierre Larrouturou ont perdu lors de ce scrutin au jugement majoritaire qui a vu la victoire de Christiane Taubira.
  • Candidat à la primaire du Parti socialisteStéphane Le Foll n'a pas obtenu l'investiture, battu par Anne Hidalgo.
  • Candidats à la primaire des Républicains, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti et Philippe Juvin ont été battus par Valérie Pécresse. Denis Payre, lui, n'avait pas pu participer à la compétition.
  • Jean-Frédéric Poisson (VIA, la voie du peuple) s'est retiré de la course à la présidentielle le 3 décembre, annonçant soutenir Eric Zemmour.
  • Jacline Mouraud (Indépendante), l'ancienne figure médiatique du mouvement des Gilets jaunes qui était la seule candidate à droite aux côté de Valérie Pécresse, s'est finalement retirée de la course à l'Elysée et a rejoint Eric Zemmour.
  • Régis Ollivier (Indépendant) : inconnu du monde politique, Régis Ollivier était candidat pour la première fois à une élection en 2022. Dans un communiqué diffusé le 21 avril 2021 cet ancien militaire avait affirmé disposer des signatures nécessaires pour concourir et a appelé à "un changement de matrice de notre pays, après les dérives des derniers quinquennats". Il a finalement jeté l'éponge en novembre. 
  • Florian Philippot (Les Patriotes) : ex-numéro 2 du Rassemblement national lors de la présidentielle de 2017 désormais président de propre parti "Les Patriotes", Florian Philippot misait sur le "Frexit", un retrait de la CEDH, de l'Otan, de l'UE et de Schengen. Figure de la lutte anti-vax, il voulait rétablir "toutes nos libertés" mais a jeté l'éponge face à l'absence de parrainages.

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